George Enescu – Rapsodiile Române. Poema Română

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George Enescu – Rapsodiile Române. Poema Română

Artist (grup, formaţie etc.):
George Enescu
Categorie (gen):
muzică simfonică (clasică)
Orchestra(e):
Orchestra simfonică a Radioteleviziunii
Dirijor:
Iosif Conta
Casa de discuri:
Electrecord
Cod casa de discuri:
ST-ECE 0817
Ţara:
Romania
Muzica (aranjamente):
Corul Radioteleviziunii (dirijor Aurel Grigoraș)
Grafica:
Coperta: „Peisaj cu turmă de oi” de N. Grigorescu (din Colecția Muzeului de artă al R.S.R.)

175 lei

1 în stoc

Descriere

Le processus d’affirmation de l’école musicale roumaine par la synthèse originale entre les con¬quêtes de l’art universel et le mélos folklorique jusqu’alors inédit a été préparé dans les milieux culturels de tout le territoire de la Roumanie, à partir des premières décennies du siècle dernier, par une pléiade de musiciens qui ont milité — par leur création et leur activité — à côté de maints écrivains, dramaturges et peintres, pour la réalisation de l’idéal de liberté nationale et de progrès social. Répondant à la noble mission que l’histoire lui a confiée, de couronner par la puissance de son génie les efforts de ses prédécesseurs, Georges Enesco (1881—1955) a été consacré comme l’un des musiciens les plus doués du XX-e siècle et en même temps comme le fondateur de prestige de la musique roumaine moderne. La personnalité créatrice d’Enesco a parcouru les étapes d’une évolution continue, depuis les modalités du traitement de la mélodie populaire authentique jusqu’à celles de la transfiguration subjective de la substance de celle-ci, pour aboutir ensuite à l’identification de son propre art avec celui appartenant à la nation roumaine. Les affinités psychiques du musicien avec le peuple, son contact permanent avec le pays, que les distances imposées par la carrière de virtuose de l’archet et de -la baguette, de pianiste remarquable, ont approfondies davantage et l’ont réchauffé à la flamme du «dor» (mot éminemment roumain, signifiant, entre autres, «nostalgie»), dont brûlait son coeur, expliquent la présence de l’esprit de la musique roumaine dans toute la création enescienne.

Sur ce chemin, qui sera ensuite élargi et consolidé par de nouvelles générations de créateurs, le Poème Roumain et les Rhapsodies Roumaines constituent, non seulement pour Georges Enesco, mais aussi pour toute la” musique de notre pays, une clef de voûte. L’immense popularité dont jouissent ces ouvrages dans la vie artistique mon¬diale, par la vitalité et le relief de l’expression, où se confondent en un acte unique l’apport musical d’une nation et celui de son génial «porte-parole», justifient pleinement l’apparition de ce disque.

Avant que le précoce lauréat du Conservatoire de Vienne se fît distinguer comme un violoniste accompli à la classe de Pierre Marsick, au «Conservatoire National-dé Paris, Enesco avait fait preuve de sa grande vocation de compositeur, en réalisant trois symphonies, qu’il’ consi¬dérera comme «d’école». Deux efforts nécessaires pour réaliser une Suite roumaine bâtie sur des mélodies popularires et à caractère patriotique, telle la chanson Desteaptâ-te Romane («Réveille-toi, Roumain»), préparent de bonne heure l’auteur pour la création du très significatif opus 1, le Poème Roumain, suite symphonique pour orchestre, datée «Paris 1897». Il avait concentré dans cet élan créateur l’aspiration de montrer les vertus origi¬nales des rythmes et des intonations des chansons et des danses roumaines ; en. même temps, le Poème Roumain révélait l’amour bouillant du jeune compositeur pour les contrées natales et pour les hommes qui avait veillé au berceau de son enfance. «J’avais essayé de mettre dans cette petite suite symphonique — confirmera plus tard le compositeur (Entretiens avec Georges Enesco par Bernard Gavoty, Radiodiffusion Française, 195T, interview VIII) — quelques impressions et souvenirs d’enfant, transposés, ou si vous préférez, stylisés. C’était une évoca¬tion très lointaine, une manière pour moi qui avais quitté mon pays natal depuis (…) 8 ans, de ressusciter quelques-unes des images qui m’avait été familières».

Apprécié par son professeur A. Gédalge et par C. Saint-Saëns, le Poème Roumain est présenté en première audition sous la, direction de Ed. Colonne au Théâtre du Châtelet de Paris le-6 février 1898. Le succès remporté par la première création enescienne a été extrêmement retentissant et la critique musicale de France et d’autres pays d’Europe et d’Amérique l’a confirmé tout de suite.”

Le Poème Roumain est une suite d’un caractère pasto¬ral-programmatique en deux parties. Le premier tableau dépeint l’atmosphère d’un soir d’été à la campagne, la veille de la fête. La ll-e partie met en relief, par contraste, le moment où l’orage éclate. La technique orchestrale crée ici une page symphonique-descriptive impression¬nante. Tout à coup l’orage s’apaise, le chant du coq annonce l’aube, les cloches sonnent la fête. Des mélodies de danses conduisent vers l’apothéose triomphale du finale de l’oeuvre.

Après sa consécration comme violoniste à la suite de la présentation du Concerto de Beethoven, dans le cadre des concerts Colonne, Enesco s’élance avec une nouvelle impulsion dans la voie de la composition. En 1901—1902 il revient au procédé de l’utilisation du folklore national comme matériel thématique de base, procédé qu’il avait employé dans le Poème Roumain. Le résultat de cette impulsion créatrice — que le compositeur estimait plus tard aussi bien naturelle que nécessaire pour son ascen¬sion — ont été les deux Rhapsodies Roumaines pour orchestre. Utilisant des mélodies du répertoire de quelques fameux virtuoses de l’art interprétatif folklorique (parmi lesquels le violoniste Grigoras Dinicu), gardiens des tradi¬tions des chansons ancestrales, joueurs de la flûte, de la cobza (une sorte de luth), Enesco les a façonnées avec une telle maîtrise, «en leur assignant — c’est son mot — un sens dynamique», que celles-ci sont devenues avec le temps de vibrants messages, dans le monde, de l’âme roumaine.

La Première Rhapsodie, construite sur des thèmes de chants et de danses, a l’aspect d’un tableau qui exprime l’allégresse, l’exubérance et le pittoresque des gens du peuplé. Ici brillent, entre autres, Hora lui Dobrică (La Ronde de Dobrică), la chanson d’époque «Mugur, mu-gurel» (Petit bourgeon…) qui a reçu de vifs accents de lutte sociale, et l’immortelle pièce de virtuosité «Ciocîrlia» (L’Alouette).

La Deuxième Rhapsodie, bâtie sur un thème de ballade, évoque par son pathétisme épique des pages héroïques de l’histoire nationale, ayant leurs origines dans les vieilles chroniques moldaves.

The Romanian musical school asserted itself by ‘ making an original synthesis between the values of the universal art and the national folklore. This process, which began in the first decades of the last century, was prepared in the cultural centres of the whole Romanian territory and was initiated by a group of musicians who — along with writers and painters — fought by means of their artistic creations for the achievement of their ideal of national freedom and social progress. George Enescu (1881—1955) who surpassed with the power of his genius the achievements of his forerunners, was recognized as and at the same time as the prestigious founder of the Romanian musical school. His creative personality was shaped through a continuous evolution from the processing of the authentic folk melody to the original transfiguration of its substance, in order to reach the point where his art identified itself with the art of the Romanian nation. In spite of the great distances imposed by his career as a violin virtuoso, conductor and remarkable pianist, the affinity between the musician’s soul and the people grew deeper, and the flame of the Romanian music is warming the whole Enescian creation.

The Romanian Poem and the Romanian Rhapsodies are not only for George Enescu, but for the Romanian music as a whole an important stepping stone. The immense popularity of these works in the artistic life of the world, is due to the authenticity and the vitality of the artistic message they are transmitting, which explains entirely the apparition of this record.

Precocious laureate of the Vienna Music Academy, George Enescu has demonstrated his skill as a composer by writing three „school” symphonies. Later he was acknowledged as an accomplished violinist in the class of Pierre Marsick of the „Conservatoire National” in Paris. He also wrote two versions of the „Suite Roumaine”, built on the basis of folk melodies and having a patriotic character. By writing these early works, the composer was preparing his experience for the creation of the significative Opus 1, Romanian Poem, symphonic suite for orchestra, dated Paris 1897. In this work was concentrated the aspiration to prove the virtues of the Romanian rhythms, songs and dances. The Romanian Poem reveals the love of the young musician for his native land and for the people that he knew in his childhood. Appreciated by his teacher A. Gedalge and by Saint-Saens, the Romanian Poem was played for the first time at the „Theatre du Chatelet” in Paris on the 6-th of February 1898, with Ed. Colonne conducting the orchestra. It was a thundering success confirmed by the musical critics from France and other countries of Europe and America.

The Romanian Poem is a two part suite with a pastoral programmatic character. The first part depicts the serene atmosphere of a country summer evening on the eve of a holiday, while the second part outlines, by contrast, the beginning of a thunderstorm. The orchestral technique creates here an impressive effect. Suddenly the storm ends, a cock announces the. daybreak and the bells begin to ring for the holiday. The work ends with triumphant folkdances.
The recognition of Enescu as a violin virtuoso came after he played the Beethoven Concerto in the Concerts Colonne, and afterwards, in 1901—1902, he embarked again on the road of composition using the folklore as a material- to proceed from. The result, of this creative impulse were the two Romanian Rhapsodies for orchestra. Combining melodies taken from the repertoire of famous folk art virtuosi lile the violinist Grigoras Dinicu and other keepers of the old traditional songs, Enescu created a vibrating message of the Romanian soul.

The First Rhapsody, made on the basis of folk songs and dances, depicts the exuberance and the picturesque of the people. Pieces like „Hora lui Dobrică”, the song „Mugur, mugurel” and the immortal virtuosity piece „Ciocirlia” are evoked among others.

The Second Rhapsody, built on the theme of a ballad, translates into its epical pathos some heroic pages of the national history taken from the old Moldavian chronicles.

DR. VASILE TOMESCU

playlist

GEORGE ENESCU

RAPSODIA ROMÂNĂ Nr. 1 ÎN LA MAJOR, OP. 11
RAPSODIA ROMÂNĂ Nr. 2 ÎN RE MAJOR, OP. 11
POEMA ROMÂNĂ, OP. 1 , suită simfonică

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